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mardi 14 décembre 2010

Nouveau format, nouvelle édition ...(03.2007)...

Un matin à St Malo


Une pomme, une figue, un abricot

Une nuit à conduire au milieu

Des ombres çà et là qui s’étirent

Je me suis rencontré ce matin-là, tu me portes, tu vois je me respire

Les pâles des éoliennes sont figés et elles narguent l’hiver qui transpire

Le bassin aux bateaux me lâche des possibilités ; dans ses reflets déjà de mes délires…

C’est l’attente, un truc facile à comprendre, qui me rappelle mes faiblesses, qui me rappelle des délices …

Des yeux qui lancent des messages vers le sud, je crois, je suis servi d’illusion,

Et puis de nouveaux horizons, d’éventuelles prouesses à venir

Il reste tant de senteurs, de formes, de sensations à découvrir

Tant de musiques bizarres, de fils à dérouler, et en me perdant, de conneries à prédire

Les travaux ont commencé, et les choix se sont concentrés

Des tranchées dans les vagues, des concepts visés et baptisés

Des sauces sucrées salées, des déshabillés dont j’aimerai profiter

Des pièges, des gouffres, des mirages, que je tente d’éviter

Des lames à contrer, des kilomètres à raconter, de rivages en soupirs

Le canoë passe à côté de ma barque si légère, je garde mon lancer pour me conduire

Mon argent, pas encore sur le compte, je suis hors de portée, j’esquive la déroute

Mon héros est en toilette, il soustrait, additionne ; il renforce la prédiction…l’acide, la base…le pâté en croûte

Prépare un coup ; s’habille pour le froid, va s’offrir une dernière goutte …d’eau

S’engouffre dans l’orifice, il passe par l’excès, le cinéma, le shoot…sexuel

S’ensuit la bulle qui monte, descend, monte et pourtant… pourtant…. c’est mieux que l’on se quitte…

C’est mieux que l’on se quitte quelque temps…pour se retrouver à nouveau dans cette même vie, sans le contraire et sans le doute de tomber sur…

Une lampe, un lit, un cygne sur le bitume

Une orange pleine de pulpe qui tourne sur elle-même au son d’une flûte

La réserve, au fil du temps, qui se perd quand je fume

Elle se tend, vient de là-bas, ce destin qu’elle sait brut

Se retrouve à moitié nue méditant dans la brume

Abandonne et retrouve ce qu’elle cherche coût que coût

Un vide, un plein, une carrure

Un arbre, un champ, un lutin qui bat la mesure

Jérôme Delvita © 2009 pour les Éditions LDC 35,37 rue François Porché 16100 Cognac

réveil

je commande trois tournées de paix à la suite

je reçois un surin un calibre et du fric

je laisse tout tomber et tourne les talons

on m’attrape par le col on m’offre de l’alcool

j’en avale un dixième re-distille le reste

on me redresse on me retape on me test

et on agrafe un code sur le revers de ma veste

je me débat je crie je proteste

putain de mauvais rêve au début de ma sieste

et puis …

J’ai trouvé l’endroit sûr

L’îlot loin de tout ça, le calme, ma solitude

Un répit, une étoile, qui m’aime et me rassure

sans la posture

J’ai cherché tout le temps à prendre le bon vent

Semer mes certitudes

Qui m’emprisonnent et me condamnent

A d’immondes courbatures, des clefs sans serrures

Je me vide, je ne sais pas ce que sera mon futur

Ma nouvelle usure

Et ça souffle dans mes ailes, j’ai le choix de l’aventure

Je choisi j’en suis sûr,

Je choisi la tendresse et j’en oubli le reste

Je choisi la tendresse pour retrouver le reste

J’évite les effets de style

Je dérive je relative j’oublie le business

Et je cours sans cesse pour apprendre le reste

J’ai retrouvé la rivière

Oublié la misère elle a fait le nécessaire

J’ai oublié l’heure de mon trépas

Et mon soucis de l’au-delà

Ma morsure

J’esquisse un pas sur l’arrière

La diagonale de l’éphémère

Je la laisse tout faire

Je l’écoute je sais qu’elle fabule

J’imagine autant de bulles autant de chimères

Je la quitte très courtois

Je respire et je reçois, du sang dans mes artères

Je m’endors sur le toit

J’ai abusé de son appât

Du temps pour me refaire

Jérôme Delvita 2005 - éditions LDC - Cognac

J^

Première transe


La dépendance trouve sa transe

Le laid, le sordide glissent en cadence

Le privilège de zoner en silence propulsé par une fronde

mange les parties sensibles et fixe la longueur de la sonde

La couleur rouge alourdit tous les manques

La douleur, l’autre douleur qui s’arrange noie la virgule de la planque

C’est la gerbe régulier éboulis qui secoue les secondes

salade de vomit, large camaïeu de gris qui agrandit la ronde

C’est la nuit, le froid qui claque

la gorge qui se bloque, c’est le cri qui provoque

C’est le vide pris, amateur de sang pourri qui avance

C’est le coup qui veut tuer, l’âme qui se replie, cette branche qui retombe

Et le bruit léger d’un cailloux qui dégringole dans les grandes eaux qui grondent

Jérôme Delvita 2005 - éditions LDC - Cognac

jeudi 9 décembre 2010

Facile

La porte de l’écluse est close, les aloses sautent au dessus du barrage, elles remontent en groupe pour frayer vers l’amont

Le pré d’en face est habité, les coquelicots et les tulipes sauvages se recueillent dans le soleil du soir, les vaches sont allongées les unes près des autres

Le chaînon manquant impose une astreinte à la dignité

L’arrogance de la chaleur est absorbée, climatisée

Un couple anonyme s’enlace sur les sièges arrières en cuir fauve d’une voiture

Les sens s’éveillent et se détendent dans le clair-obscur

C’est une vision particulière, une trouvaille géniale

Un doux baiser qui n’en finit jamais, un amour plein de failles

L’esprit du lieu diligente une idée d’un décilitre

Une goutte d’eau sur de la mousse qui roule dans un filtre

La beauté envahit tout l’espace, elle se dépose sur chaque feuille, chaque pétale

Une surprise étonnée par l’effet qu’elle provoque refuse l’artifice, prend la forme d’une fumée, se saisie du parfum d’une Viorne, du Jasmin, d’une Rose

Les deux corps se redressent et les âmes s’apaisent, les mains poursuivent leur cueillette de raisins et de fraises

Un caillou se décroche du haut de la falaise

Une pie défend son nid fait de branches et de glaise

Le Héron prend son envol, libre et anonyme

Les regards se croisent, c’est un instant facile

Jérôme Delvita © 7.11.2007 éditions LDC rue F.Porché 16100 Cognac

mercredi 14 avril 2010

Printemps 2010

Pas pareil, ce printemps est un nouveau printemps !